Comment éloigner les oiseaux des bassins de cyanure et respecter le Code du cyanure

Les plans d'eau à ciel ouvert dans un paysage aride attirent les oiseaux. Sur un site minier aurifère, les plans d'eau les plus attractifs sont souvent des bassins de solution de lixiviation en cours de maturation, des bassins vides ou des bassins d'eaux de traitement contenant du cyanure. Les oiseaux qui s'y posent pour s'abreuver peuvent mourir en quelques minutes, et chaque incident constitue un événement à signaler, un risque pour la réputation de l'entreprise et un motif de refus de certification au titre du Code du cyanure.
Ce guide explique ce que prévoit le « Cyanide Code », comment les moyens de dissuasion habituels se comparent dans la pratique, et pourquoi de plus en plus d’exploitations délaissent le bizutage et les filets au profit des couvertures flottantes.
Pourquoi les bassins de cyanure attirent-ils les oiseaux ?
- Ce sont souvent les seules étendues d'eau à ciel ouvert à des kilomètres à la ronde. Dans les régions arides d'Australie-Occidentale, du Nevada, du Chili ou du Pérou, un bassin de traitement attire comme un aimant les oiseaux aquatiques et les espèces migratrices.
- Ils sont chauds et calmes. Les solutions de traitement sont souvent plus chaudes que leur environnement et leur surface est protégée par des talus.
- Les oiseaux n'apprennent pas après une seule visite. Les espèces migratrices arrivent chaque saison avec de nouveaux individus ; par conséquent, les moyens de dissuasion qui reposent sur l'accoutumance perdent de leur efficacité avec le temps.
Ce qu'exige le « Cyanide Code »
Le Code international de gestion du cyanure exige des exploitations certifiées qu’elles protègent les oiseaux, les autres animaux sauvages et le bétail contre les effets néfastes des solutions de traitement au cyanure. Dans la pratique, les auditeurs vérifient, pour chaque solution à ciel ouvert accessible à la faune sauvage, l’une des deux conditions suivantes : soit la concentration en cyanure dissociable en milieu acide faible (WAD) est maintenue en dessous du seuil considéré comme sûr pour la faune sauvage, soit l’accès de la faune sauvage à la solution est physiquement empêché.
De nombreux étangs ne peuvent pas être maintenus en dessous de cette concentration, car le processus en a besoin ; l'exclusion physique est donc le seul moyen pratique de se conformer à cette exigence. Les auditeurs exigent également des preuves : un programme de surveillance de la faune, des registres des mortalités et la démonstration que la mesure de contrôle est efficace tout au long des saisons. Pour une analyse plus approfondie de la norme, consultez notre article sur le Code relatif au cyanure et la norme de pratique 4.4.
Comparaison des moyens de dissuasion courants
Harcèlement : canons sonores, lasers, drones et leurres
Faible coût initial et mise en place rapide. Le point faible réside dans l’accoutumance : les oiseaux s’habituent aux stimuli répétés, de nouveaux migrateurs arrivent chaque saison, et le système nécessite du personnel et un entretien 24 heures sur 24. À elle seule, la dissuasion par effarouchement fournit rarement à un auditeur les preuves d’exclusion exigées par le Code.
Filets et câbles suspendus
Les filets empêchent physiquement les oiseaux d'accéder à l'étang, mais ils nécessitent l'installation de câbles, de poteaux et d'ancrages tout autour de celui-ci ; ils s'affaissent et se déchirent sous l'effet du vent et du poids de la neige ; lorsqu'ils sont endommagés, ils piégent et tuent les oiseaux ; enfin, ils compliquent l'accès aux pompes et à la surface de l'étang. Sur les grands étangs, cette installation devient coûteuse et difficile à inspecter.
Boules flottantes
Les balles en plastique ont été les premières couvertures flottantes utilisées pour empêcher les oiseaux d'accéder aux sites miniers et aux aéroports, et elles restent efficaces. Les balles couvrent environ 91 % de la surface, ce qui laisse de petits espaces d'eau libre entre elles.
Couvercles flottants hexagonaux modulaires
Les modules hexagonaux s'emboîtent bord à bord et couvrent jusqu'à 98 % de la surface, ne laissant aucun espace libre ni zone de repos. Ils ne nécessitent aucune structure, s'adaptent au niveau de l'eau au fur et à mesure que le bassin se remplit et se vide, et restent en place sans nécessiter d'entretien. Ce revêtement réduit également l'évaporation, ce qui, dans une exploitation aurifère, se traduit par une diminution des apports d'eau d'appoint et une réduction des pertes de volume de réactifs.
Ce qu'il faut vérifier avant de choisir une bâche flottante
- Couverture. La couverture doit recouvrir toute la surface. Renseignez-vous sur la couverture géométrique et sur le comportement des modules au niveau des bords et autour des pompes.
- Stabilité face au vent. Les sites miniers sont exposés. Les unités équipées d'un ballast d'eau étanche reposent près de la surface de la solution et conservent leur stabilité. Le Covex® XT50 est conçu pour résister à des vents allant jusqu'à 100 km/h, avec une hauteur d'environ 27 mm au-dessus de la ligne de flottaison.
- Compatibilité chimique. Les solutions de cyanure sont alcalines. Le PEHD stabilisé aux UV offre de bonnes performances dans ces conditions.
- Plage de températures. Covex® fonctionne entre -40 °C et 85 °C (ASTM D648), ce qui couvre aussi bien les journées dans le désert que les nuits en haute altitude.
- Garantie et durée de vie indiquées par écrit. Covex® bénéficie d'une garantie de 10 ans et d'une durée de vie prévue de plus de 25 ans.
- Accès et fonctionnement. Vous devez pouvoir ouvrir un compartiment destiné à une pompe ou à un prélèvement, puis le refermer sans avoir recours à des outils.
Le rendement supplémentaire : évaporation et chaleur
Une couverture installée pour protéger la faune a également un impact sur le bilan hydrique. Covex® réduit l'évaporation jusqu'à 97 % et, dans les circuits chauffés, diminue les pertes de chaleur jusqu'à 90 %. Sur un grand bassin de lixiviation ou d'eaux de process situé dans un climat sec, le volume d'eau récupéré peut atteindre plusieurs milliers de mètres cubes par an, ce qui permet souvent de rentabiliser à lui seul l'investissement dans la couverture.
Foire aux questions
Les bâches flottantes répondent-elles aux exigences du « Cyanide Code » en matière de protection de la faune ?
Un couvercle qui recouvre physiquement la surface empêche les oiseaux et autres animaux sauvages d’accéder à la solution ; il s’agit là de la méthode d’exclusion acceptée par le Code lorsque les concentrations ne peuvent pas être maintenues en dessous du seuil sans danger pour la faune. Les exploitants doivent néanmoins tenir des registres de surveillance afin de démontrer aux auditeurs l’efficacité de cette mesure de contrôle.
Peut-on installer une couverture flottante sur un bassin en service ?
Oui. Les modules sont mis à l'eau depuis le bord et se déploient d'eux-mêmes, sans qu'il soit nécessaire de vider l'étang ni d'interrompre le processus.
Les couvertures flottantes sont-elles efficaces pour les bassins de stockage des résidus miniers ?
Ils peuvent être utilisés dans les bassins de décantation et les bassins de traitement. Les grandes plages de résidus dont la géométrie varie nécessitent une évaluation spécifique au site, et les installations de stockage des résidus sont soumises à leurs propres exigences en matière de sécurité et d'inspection.
Quelle est la durée de vie d'une couverture flottante sur un bassin de cyanure ?
Les bâches en PEHD stabilisées aux UV, telles que les Covex®, bénéficient d'une garantie de 10 ans et ont une durée de vie prévue de plus de 25 ans.
Étape suivante
Indiquez-nous l'emplacement, la superficie et le type de solution de votre bassin. Nous calculerons son taux d'évaporation, la quantité d'eau qu'une couverture Covex® permet de récupérer et le nombre d'unités nécessaires pour une protection totale.
→ Couvercles flottants pour l'exploitation minière
→ Caractéristiques techniques de Covex®






















